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Artisan carreleur d’hier et d’aujourd’hui

 

Artisan carreleur d’hier et d’aujourd’hui

Armand en 1960

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Artisan carreleur d’hier et d’aujourd’hui

Bernard en 1979

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Artisan carreleur d’hier et d’aujourd’hui

Yannick, Meilleur Ouvrier de France

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A la question « de quels outils le carreleur avait besoin, il y a cinquante ans ? », Bernard répond « une tenaille, une truelle de carreleur et une carrelette, voilà tout ! ».

 

Mais, il est vrai que les temps ont bien changé. Les machines apparaissent avec les carreaux à grand format. Au milieu des années soixante, les carreaux sont de 2x2 à 15x15 cm en général pour le sol et 15x15 cm pour les murs. Puis, ce sont les grès cérame émaillés qui arrivent sur le marché, en 10 jusqu’à maintenant 60x120cm, voire 1mx3m !

 

Les couleurs, elles-aussi, se diversifient ; tout d’abord majoliques, c’est-à-dire unis ou nuagés, les carreaux reprennent toutes les couleurs de l’arc en ciel, jusqu’aux nuances subtiles de la pâte de verre.Pas de place pour les amateurs, quand il s’agit de poser des carreaux rectifiés.

 

Conclusion : plus les carreaux sont grands et rectifiés, plus la pose est délicate. « Rien de tel, pour découvrir et maîtriser les nouveaux matériaux et techniques que de se rendre au Salon de Bologne », confie Bernard.

 

Si la pose n’est pas du tout la même de nos jours, le transport des matériaux a également beaucoup évolué. Bernard se souvient des sacs de ciments de cinquante kilos à décharger par lots de deux cents sacs. « Les sacs étaient encore très chauds, il fallait enfiler deux vestes pour éviter de se brûler en les portant », précise Bernard.

 

 

Trois questions à Yannick, Meilleur Ouvrier de France

 

Quel a été votre parcours professionnel jusqu’au concours de Meilleur Ouvrier de France ?

Après mon CAP obtenu en 1995, j’ai effectué un brevet de maîtrise en 1998. Puis, en 2000, j’ai intégré l’école supérieure des jeunes dirigeants du bâtiment.

 

Pourquoi avoir choisi de passer ce concours national en 2004 ?

Après avoir acquis de nombreuses techniques auprès de mon père, j'ai voulu me frotter à ce concours. Ce qui m'a permis d'approfondir d'avantage mes connaissances techniques de précision, sur un sujet qui était à première vue impossible à réaliser avec les outils de chantier classiques. Mais avec beaucoup d'acharnement et de soutien familial, j'y suis arrivé.

 

Pouvez-vous nous expliquer la pièce que vous avez réalisée ?

L’ouvrage à réaliser représentait le médaillon central d’un dallage décoratif s’inspirant d’un dodécaèdre étoilé et d’une étoile à huit pointes provenant de deux basiliques de Venise

 

 

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